Granulateur à assiette ou granulateur à presse ? Découvrez le fonctionnement de chaque technologie, les capacités couvertes (de 300 kg/h à 10 tonnes par heure) et les critères de choix pour les engrais organiques, NPK et mélanges physiques.

Pourquoi le granulateur définit la rentabilité d'un engrais

L'engrais en poudre prend l'humidité, se sépare pendant le transport et se dose mal au champ. La granulation règle ces trois problèmes : des granulés uniformes de 2 à 5 mm s'écoulent mieux, se conservent plus longtemps, passent dans n'importe quel épandeur et se vendent plus cher. Le granulateur est donc la machine qui fixe la qualité finale et la marge d'une usine d'engrais, qu'elle traite du compost, du fumier ou des mélanges NPK.

Meelko propose deux technologies : le granulateur à assiette (ou à disque) et le granulateur à presse (compactage par rouleaux). Voici comment chacune fonctionne et comment choisir.

Granulateur à assiette : agglomération par roulement

Un disque incliné de 45 à 55 degrés tourne à vitesse réglable. La poudre entre par le haut pendant que des buses pulvérisent de l'eau ou un liant. Les particules s'humidifient, se heurtent et grossissent par roulement. Quand le granulé atteint la taille voulue, son poids le fait déborder par le bord inférieur, tandis que les fines continuent de tourner. Bien réglé, plus de 90 % de la production sort dans la plage de taille visée.

  • Matières idéales : compost, fumiers, lombricompost, digestat de biogaz, mélanges organo-minéraux, chaux et gypse avec liant.
  • Humidité de travail : 25 à 35 %. Le granulé sort humide et doit passer dans un séchoir jusqu'à 10 ou 12 %.
  • Gamme Meelko : MKGD-300 (300 kg/h, 3 kW), MKGD-500 et 600/700 (5,5 et 7,5 kW), MKGD-1200 et 2000 (15 et 18,5 kW), MKGD-3000 (3 t/h, 22 kW).
  • Consommation : seulement 7 à 10 kWh par tonne dans le granulateur ; le vrai coût est le séchage.

Granulateur à presse : compactage à sec

Deux rouleaux tournant en sens inverse compriment la poudre à très haute pression pour former une plaque dense, ensuite brisée et tamisée en granulés irréguliers mais très compacts. Aucune eau n'est ajoutée : le procédé travaille à sec, avec des matières à moins de 10 % d'humidité. Pas de séchage, moins de surface au sol et aucune perte de nutriments solubles.

  • Matières idéales : sulfate d'ammonium, chlorure et sulfate de potassium, phosphates, mélanges NPK sur mesure, matières sensibles à la chaleur.
  • Gamme Meelko : MKGR-300 et 400 (5,5 et 7,5 kW), MKGR-500 à 800/900 (11 à 18,5 kW), MKGR-1200 et 2000 (22 et 30 kW), MKGR-3000 (3 t/h, 45 kW).
  • Puissance : environ le double d'une assiette à capacité égale, largement compensé par l'absence de séchoir.

Comparaison directe

  1. Matière première : assiette pour l'organique et les poudres humides ; presse pour les minéraux et le NPK secs.
  2. Séchage : obligatoire avec l'assiette, inutile avec la presse.
  3. Forme : sphérique et régulière à l'assiette ; irrégulière et très dense à la presse.
  4. Investissement : l'assiette coûte 25 à 35 % de moins à capacité égale, mais la ligne complète exige séchoir et refroidisseur.
  5. Dureté : le compactage résiste mieux au transport et à la manutention.

Dimensionner la bonne capacité

Un granulateur bien choisi travaille entre 70 et 85 % de sa capacité nominale. Partez des tonnes annuelles, divisez par 220 à 250 jours de production et par 7 heures effectives par poste. Pour 1 500 tonnes par an, il faut environ 850 kg/h, donc un modèle de 1 000 à 1 200 kg/h. Prévoyez aussi le broyeur, le mélangeur, le séchoir si nécessaire, le tamis et l'ensacheuse. Les usines d'engrais Meelko livrent cette intégration en 1 à 2, 3 à 5 et 5 à 10 t/h.

Conclusion

L'organique et les mélanges humides appellent l'assiette ; les minéraux et le NPK appellent le compactage. Meelko fabrique les deux technologies de 300 kg/h à 3 t/h, et des usines complètes jusqu'à 10 t/h, livrées dans toute l'Amérique. Contactez-nous avec l'humidité de votre matière et votre volume : nous vous indiquerons le modèle exact.